A propos de l’IA
LE CHEVAL DE TROIE

« L’intelligence dite artificielle » porte si bien son nom. Elle nous dit en elle même qu’elle est un artifice, un brouillard psychique détournant le regard du réel, de ce qui EST, donc du vivant.
Ah oui, je reconnais qu’en introduction, comme cela, c’est vivifiant !
-La définition du Larousse est sans équivoque, l’artifice est un moyen habile visant à cacher la vérité.
-Alors, cette bonne vieille maison Larousse avec toute la rigueur et la qualité rédactionnelle qui ont forgé sa réputation, serait-elle également accusée de « complotisme » parce qu’elle nous donne une juste définition du mot artificielle ?
-Il paraît que le ridicule ne tue pas…
-Venons en aux faits : L’intelligence humaine regroupe un ensemble de facultés cognitives, de capacités et d’aptitudes intrinsèquement liées au développement de la conscience chez les primates que nous sommes.
-D’aucunes, d’aucuns se plairaient encore à prétendre que toutes ces formes d’intelligence seraient essentiellement la production de notre cerveau. Je vous laisse le soin et la liberté d’aller voir de quoi il en retourne. Vous pourrez alors vous faire une idée concrète, à partir de votre propre intelligence, de ce qui engendre ou pas cette dernière chez les êtres humains.
-Allant de capacités intellectuelles, d’analyse, de calcul, de synthèse, d’abstraction, de compréhension, d’adaptation, d’apprentissage et de jugements sur nous même, le monde, les êtres et les choses qui viennent à notre rencontre et dont nous vivons l’expérience ; Jusqu’aux capacités d’intelligence émotionnelle, intuitive, créative, transgénérationnelle,voir transpersonnelle (la liste est non exhaustive). Voilà ce qui pourrait nous éclairer sur ce qu’est l’intelligence humaine.
-Ainsi, tout ce que je viens de nommer ci dessus n’a absolument rien d’artificiel. Il n’en demeure pas moins que nous aurons à produire un effort d’émancipation pour la croissance de notre esprit et la réalisation de notre vraie nature, voir de notre légende personnelle. Les anciens disaient avec un bon sens certain qu’il fallait appeler « un chat un chat ».
-Il n’y a donc pas d’intelligence artificielle à proprement parlé car il y a déjà, à la base, dans l’intention de nommer ce qui relèvent d’outils d’assistance, de calcul ou de technologies (fussent-elles aussi merveilleuses qu’extraordinaires), une DISSONANCE, un abus de langage, voir même un énoncé paradoxal dans la formule employée.
La question ici est POURQUOI ? Serions-nous face à une simple erreur de sémantique ou tenterait-on de nous « vendre vessies pour lanternes », comme l’exprime si bien cette très ancienne locution. Heureusement, le bon sens se transmet aussi de génération en génération.
– Étonnamment, cette maxime transformée au fil des siècles en « prendre des vessies pour des lanternes » rejoint l’intention de l’artifice contenu dans « IA » et nous éclaire maintenant sur ce qui pourrait nous tromper ou pas. D’où cette métaphore du cheval de Troie.
-Mais alors me direz-vous, que nous reste t -il ?
-Il reste ce qui EST, ce qui est issue de l’observation, de l’expérience directe ou indirecte que nous pouvons faire chaque jour, à partir de notre propre intelligence et sans l’assistance d’une machine ou d’un algorithme. L’expérience que je vis là, à cet instant, est réelle, même si elle est fréquemment colorée, brouillée, voir parasitée par l’omniprésence de ces technologies. C’est peu de le dire d’ailleurs !
-Il s’agit en effet d’un ensemble de théories, de concepts, de dogmes, de technologies, « de nouvelles sciences », de programmes informatiques de plus en plus complexes et capables d’imiter, voir de se substituer à l’intelligence humaine dans ses interactions, dans son déploiement, au sein des différents systèmes déjà existants.
-Il va sans dire qu’il ne s’agit pas ici de réfuter les heureux progrès que nous connaissons aujourd’hui
grâce à un certain nombre de techniques, de technologies, d’applications nouvelles dans les domaines tels que la santé (biomédecine), la robotique, l’industrie ou l’information, pour ne citer que ces derniers à titre d’exemple.
– Il n’est pas non plus question de renoncer aux réelles avancées qui améliorent les conditions de vie des êtres humains et qui contribuent à les rendre pleinement libres, capables de créer à partir de leur propre intelligence.
-Il faut déplacer notre regard et revenir à la réalité :
– Un OUTIL RESTE UN OUTIL, fût-il « révolutionnaire » dans les éventuels progrès qu’il propose à l’humanité.
-Dans le prolongement de l’outil, il y avaient, il y a et il y aura toujours les mains des hommes et des femmes, de celles et ceux qui orientent nos destinées, les mains des pouvoirs en place, il y a une intention, un mouvement, une force qui conduit et induit, une puissance qui façonne et influence chacune et chacun (que l’on en soit conscient ou pas).
-C’est de cela dont-il s’agit et c’est ce que j’ai trouvé en me faufilant à l’intérieur du cheval…
-Vous aussi, vous y êtes invités, allez voir au delà des apparences et de ce qui semble tellement inouï et dans l’air du temps, exercez votre sens critique. Laisser votre intuition vous montrer le chemin.
-Vous l’aurez compris, femmes et hommes de bon sens, ce n’est pas l’outil en lui même qui pose problème, c’est celui ou celle qui le tient, le développe, l’utilise au quotidien.. C’est aussi le manque de sagesse, d’intelligence et de discernement dans l’emploi de l’outil. C’est également la place que nous lui laissons prendre un peu plus chaque jour dans nos vies.
-Ce qui est appelé à contre sens, à tort, « intelligence artificielle » doit nous amener urgemment à aborder les vraies questions que posent l’omniprésence de ces technologies. A savoir :
– Des questions relevant de l’anthropologie, de l’ontologie, de la sociologie, de la psychologie et de l’éthique. Tout cela, en préambule de tout éventuel consensus dans ce domaine bien précis.
-SCIENCE SANS CONSCIENCE N’EST QUE RUINE DE L’AME. Rabelais avait vu juste et cette citation ferait bien d’inspirer celles et ceux qui prétendent mener nos sociétés, à l’aide de ces technologies, vers des eaux vives et fécondes.
-Enfin, je rappelle ici qu’aucun progrès n’est réel et durable sans sagesse et c’est très certainement là que le bât blesse…
A BON ENTENDEUR
O.V